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samedi 14 janvier 2017

Il y a 100 ans, le torpillage du Gallia : plus de 1 300 disparus en 15 minutes

Un article paru sur France24 me permet de vous remettre en mémoire un certain de nombre de fait qui ont touché notre gâtianais
1915, les armées à l'ouest sont enterrées dans leurs tranchées, les alliés sur l'impulsion de Churchill, créent un nouveau front dans le ventre mou de l'Europe.

Ce sera l'expédition contre le détroit des Dardanelles, qui se termine par un échec.
Le corps expéditionnaire va être redéployé sur la Grèce et installé à Salonique pour mener les attaques vers le Nord. Sous la responsabilité du Général Sarail, un nouveau front contre les Bulgares et les empire centraux est créé, en remontant la vallée du Vardar. Ce front ne s’éteindra qu' à la fin 1918.
Pour le soutien et le transport des troupes sur ce front de l'orient, une flotte de navires marchands et de paquebots va être réquisitionnée en plus des moyens de la Marine. Compte tenu de l'éloignement il faut pour un cargo de cette époque une dizaine de jour pour faire la traversée entre Toulon et la baie de Salonique.
Risque supplémentaire, des hordes de sous marins allemands attendent leur proies au débouché de la Sicile.
Il appartient à la Compagnie de navigation Sud Atlantique lancé en 1913. Il mesure 182 de long, porte 6 ponts. Capable de transporter plus de 300 passagers en 1 er classe, plus de 100 en 2e, 80 en 3e et 600 émigrants dans son entrepont. Primitivement affecté à la ligne transatlantique Bordeaux Rio. En 1915, il est requestionné et transformé en transport de troupe comme croiseur auxiliaire, il est affecté au transport de l'armé d'orient. Il est commandé par le Lieutenant de Vaisseau Kerboul.
En 1916 de mai à octobre il va faire plus de 15 rotations entre Toulon et Salonique, la traversée durant 2 à 3 jours. Il embarque à chaque rotation plus de 2000 soldats.
Classé comme croiseur auxiliaire, il bénéficie d'un armement assez conséquent pour un navire de commerce, au moins 4 canons de 14 cm montés 2 par bord sur le pont supérieur dont la fonction étaient la défense contre les sous marins et les petits contre-torpilleurs.

Le 59eme Reg Infanterie Territoriale

Les hommes, soumis au service militaire sont répartis en fonction de leur age dans 2 types d'armée :
- L'armée d'active : de 22à 24 ans à la mobilisation
La réserve de l'armée d'active, de 24 à 34 ans
- L'armée territoriale entre 35 et 40 ans
La réserve de l'armée territoriale entre 40 et 45 ans à la mobilisation.
En principe les régiments de la Territoriale ne devaient pas participer aux opérations de campagne, leur emploi devait se restreindre à la garde et la défense des forts, de ponts et la police des lignes frontières. Cependant, au début de la guerre dite de mouvement en 1914 certain seront employés en première ligne.
Compte tenu de leur age, ils seront appelés familièrement les « Pépères ».
Le 59 e RIT se regroupe à la mobilisation à Chalons sur Saône, dans la 8eme Région militaire. Il rejoint Belfort et assure la garde du fort de la Roppe et d'autres missions d'entretien dans la région. Puis en juin1915 il est déplacé dans les Vosges, dans le secteur du col du bonhomme, puis du linge au dessus de Soulzeren où non seulement il assure les travaux d'entretien des routes mais aussi des tranchée (constructions de boyaux, sapes,,,) quand il n'est pas lui même aux tranchées.
En 1916, Il est toujours dans le secteur de Soulzeren, quand une décision de former un bataillon de marche qui sera envoyé en renfort aux troupes de Salonique, est prise dans le courant de l 'été, On ne retrouve pas dans le JMO la trace de cette décision. Un détachement se regroupe à Besançon (témoignage d'un rescapé) 
Il est composé éléments provenant du 237 Rit qui tient garnison dans les forts du camp retranchés de Paris, ou du 37e RIT.
Un sondage dans les fiches matricules des départements dont les archives sont en ligne, (Maine et Loire, Yonne, Saône et Loire, Vienne), montre que leur suite d'affectations est toujours identique.
Le 1er janvier 1915 le 217 RIT est constitué par 3 Bataillons, le 4e Bataillon du 66e RIT de Le Blanc, le 6e bataillon du 37 RIT d'Auxerre, et du 6e Bataillon du 25 RIT de Laval.
Dès 1915, ils sont versés entre le mois de janvier, ou mai au 237 RIT, puis une décision, le 26 septembre 1916, les verse au 59 RIT pour constituer ce détachement.
On remarque, en lisant ces fiches, que nombre d'entre eux ont été soit ajournés, voir reformés pour faiblesse de constitution, et en 1914 après un conseil de révision déclarés apte au service armé.
Presque le quart du détachement est originaire du Loiret, les départements moins de 1 % n'ont qu'un poilus dans l'échantillon étudié. A ce jour nous avons retrouvé 45 noms de Mort pour la France sur lesquels nous reviendrons .

La tragédie

Le 3 octobre, dans le port de Toulon, arrive un train contenant plusieurs éléments de la territoriale . Ils embarquent  Dans l’après midi.
Du 55 e RIT venant de Bourg en Bresse.
Du 59 e RIT venant de Besançon. Ce détachement est composé de soldats issus tous de la classe,1893, alors âgés de plus de 43 ans, appartenant de ce fait à la réserve territoriale.
Du 133e RIT, partis de Viller-Cotteret le 1e octobre
Du 235 RI venant de Belfort, dont les poilus viennent de la réserve de l'active.
Des éléments du 15 e escadron du train des équipages.
Un détachement de 350 soldats serbes, 13 soldats rejoignant leurs corps et des passagers civils sans compter l'équipage.
En tout plus de 2350 personnes sont embarquées au soir du 3 octobre.dont 1650 soldats français
Il appareille dans la nuit, sans son navire d'escorte, le Guichen, retardé par des incidents. En alerte permanente, les passagers doivent porter leur gilet de sauvetage en permanence, il adopte une route en zigzag avec changement de cap de 50° tout les quarts d'heure.
Cependant dans la journée du 4 août un message le prévient de la présence d'un sous marin venant des îles Baléares et faisant route vers l'Adriatique. La rencontre est plus que probable. Le navire se trouve entre la Tunisie et les cotes de Sardaigne.
A 17h50 par mer calme à la nuit tombante le Commandant de l'U35, Von Arnault, voit apparaître un grand navire, il plonge. Le navire fait une route en zizag vers le sud. Il ne reste qu'une torpille dans le magasin. Il navigue pour se positionner à 800m sous un angle de 90°. 50 sec plus tard, coup au but sur tribord arrière.
Les ponts sont couverts de soldats. Ils sont pour certains « en train de manger quand tout àcoup,une formidable explosion se produisit... ». L'équipage se démène pour mettre à l'eau les chaloupes, le navire s'enfonce par l’arrière rapidement. La panique se déclenche, il faut lire les témoignages des rescapés pour entrevoir leur détresse. Même les mulets (plus de 100) disputent aux hommes les pauvres radeaux et espars qui surnagent à la surface.
La torpille a touché un compartiment où sont stockées des munitions qui, sous son action explosent, détruisant par le souffle les mats et la cabine de TSF, privant le navire de tout appel au secours. En 20 minutes le navire est par le fond. L'attente pour les naufragés commence, ce n'est que le lendemain que le croiseur le Chateaurenault aperçoit les rescapées. Il en recueillera plus de 600
Sur les 2500 personnes environs 1600 seront rescapés de ce drame. Le 59 RIT y laissera pas loin de 300 victimes. Dont 45 viennent du Loiret. Ce sont eux qui vont être notre centre d’intérêt. 
Le GALLIA, n'est pas la première ni la dernière victime de la guerre sous-marine qui s'intensifie dans cette année 1916. Une étude des pertes en méditerranée que je dois à un forumeur du site 14-18, nous donnes l'ampleur des dégâts. Plus de 40 Navires sont envoyés par le fond uniquement par les sous-marins, le double en 1917. 
Le CHATEAURENAULT, le sauveteur des nombreux rescapés du GALLIA, sera lui même envoyé par le fond le 14/12/1917, année de la guerre sous-marine à outrance, par U-38.  

mercredi 30 mars 2016

Maurice Petit Poilus de L'AME X LA SOMME

 Dés lors son régiment va participer aux travaux d'organisation du secteur en vue de l'attaque qui doit se déclencher le 28 juin. Le 13 juin. Il relève le 153e à Suzanne. Sa division se trouve juste à l'articulation de l'armée Française et celle de Kichtner. Position délicate, nous ne sommes pas encore avec une unité de commandement allié, même si il y a de bonne relation sur le terrain, chacun se défie un peu de l'autre.
Il ne reste que 4 lettres qui vont nous parvenir de Maurice.


samedi 26 mars 2016

Maurice Petit Poilu de L'AME IX En attendant la Somme

Jusqu'au 9 mai, sa division cantonne dans les villages autour de Montdidier à raison d'un bataillon par village.



Des quatre villages Pérennes est le plus peuplé 311 habitants, les trois autres en contiennent la moitié, (156,162,186) pas très peuplé ce plateau Picard. D'ailleurs notre Maurice ne s'y trompe pas : le 28 avril «  ou que je suis il fait tres chaus et dans le pays ou nous sommes nous sommes très malheureux. On ne trouve rien pas une boite d'alumette. ».

mercredi 23 mars 2016

Maurice Petit Poilu de L'AME VIII - Verdun

Le 160e Ri fait partie des régiments qui défendent la forteresse de Toul, tout comme le 168e . Il constitue un des élément de la 78e brigade, dépend de la 39e DI jusqu'à la fin de 1916. Depuis le début de la guerre, il a combattu sur plusieurs endroits du front, la bataille de Morhange, le Grand Couronné pour la défense de Nancy, participe à la course a la me, la bataille des Flandres en Belgique, puis les attaques de l'Artois ( la Targette, Neuville st Vaast), la Champagne (le fortin de Beauséjour).


Le 20 février il est transporté à Revigny, puis se dirige sur Verdun, le 24 après avoir passé la nuit au fort LA Dhaume il se porte sur les pentes de Froideterre, entre le ravin de Louvemont et la ferme de Thiaumont.
Dans la nuit du 10 au 11 mars , il est relevé par le 151e, il est resté 16 jrs au front. Le régiment va se reposer prés de st Dizier, puis à Robert-Espagne.,à 70 km du Front, où il se reconstitue après les terribles assauts de ce début de Mars. La 10e Compagnie, celle de Maurice, a perdu pendant cette période de 16 jours 70 hommes. Soit presque le tiers de son effectif.

samedi 19 mars 2016

Maurice Petit Poilu de L'AME VII Salonique ? Non Verdun !

Cette période de retour au dépôt de Sens va être plus longue que Maurice ne le pense ; du mois de septembre au mois de 12 mars il va écrire à ses parents au moins 35 lettres ou cartes de correspondance
Dans les 15 premiers jours, il est sur de retourner sur le front, mais les événements vont peser sur sa destinée. . Il change de cantonnement plusieurs fois, d'abords Villemaur sur Vannes, puis Aix en Othe, Estissac, situé dans la vallée de la Vanne à 30 km à l'est de Sens et à 25 km de Troyes.
13 jours sans écrire à ses parent puis le 17 octobre, un dimanche, il écrit qu'il est depuis Mercredi à l’hôpital de Sens soit depuis 4 jours« .../...je ne pourrait même pas causer n'y avaler et même pas dormir c'était dans la gorge que cela me faisait mal » p 84

mercredi 16 mars 2016

Maurice Petit Poilu de L'AME VI Convalescence

Arrivé à Annonay après un long périple de deux jours environ en train en passant par Dijon, Lyon, il est transféré dans l'un des hôpitaux auxiliaires de la ville, d'où entre la fin juin et la fin juillet, 17 lettres seront écrites par Maurice.
Débarqué de la gare, il est affecté l’hôpital auxiliaire N°40, rue du Château dans un hôtel particulier. 40 lits vont fonctionner toute la durée de la guerre sous l 'égide de la Société de Secours aux Blessés Militaire. Il a reçu ses premiers blessés, une vingtaine au debut de septembre 1914. **
Annonay est une petite ville plus peuplée que Montargis à l'époque (16000 hab). Au carrefour de route est ouest entre st Étienne et Lyon dont elle est séparée de 75 km.
*Journal d'Annonay-A,D,de l’Ardèche


dimanche 6 mars 2016

Maurice Petit Poilus de L'AME IV Bois le Pretre 1

Durant cette période ou il « séjourne » au Bois le Prêtre il écrira 15 lettres à ses parents, en règle générale avec un délais entre deux missives de 3 à 4 jours.

Le 10 avril il envoie une lettre à ses parents, dans laquelle il
écrit :

mercredi 2 mars 2016

Maurice Petit Poilu de l'Ame III Soldat

 Né en 1895, il fait donc partie de la classe 1915, qui devant l' hécatombe de premiers mois de guerre ,va être appelée en avance. Il rejoindra donc son régiment le 168e Ri, à Sens.
  Sens est le dépôt du 168e et le lieu de rassemblement du 368e régiment de réserve.
 Les locaux seraient à l’archevêché si je fais confiance au JMO du 368e au début d’août. Dans la correspondance de Maurice, il donne comme lieu de cantonnement Rosoy, localité qui se trouve à 5 km au sud de de Sens sur les bord de l' Yonne.

  C'est là qu'il va faire ses classes, découvrir les joies de coucher dans une grange sur la paille, bénéficier des diverses vaccinations, durant l'hiver 1915 assez rigoureux et pluvieux.
 Il est incorporé le 20 décembre 1914, et sa première lettre sera écrite 8 jours après. Il va en écrire 17 durant ce séjour : 8 datées de Sens et 9 de Rosoy en 109 jours.
 Il va y rester jusqu'en Avril 1915. Durant ce séjour , il aura le plaisir de voir ses parents à Sens, et de rentrer à Rosoy en automobile !
  Tout le mois de Mars va se passer dans l'attente du départ vers le front. Le 30 mars il exécute une dernière manœuvre dans les environs à st Martin sur Oreuse, 15km au nord de Sens, juste avant le départ prévu vers le début d'avril ,le 7.
 Le 168 Régiment d'infanterie en temps de paix à son casernement (Caserne Marceau) à Toul, il fait partie de la défense de la forteresse de Toul, son état major est d'ailleurs au fort de Frouard. Il dépend de la 73e DI .
 A la mobilisation il est constitué de 3 Bataillons. 10 compagnies, sans compter la compagnie dite hors rang. 49 Officiers, 127 sous-officiers et 1744 hommes de troupe et 39 hommes des services auxiliaires forme l'effectif le jour de la mobilisation.
I l participe au début de la guerre à la défense de Nancy, à l'ouest, à la fin de la bataille des frontières, il s 'enterre au Bois le Prêtre à l'ouest de Pont a Mousson, prés de la Croix des Carmes dès le 24 octobre 1914. Sa ténacité au combat sera telle qu'il va recevoir le surnom de régiment des loups.





samedi 27 février 2016

Maurice Petit Poilu de l'Ame- II - Enfance

Maurice Petit est né le 1895 à Ouzouer-sous-Bellegarde, à la ferme des Pierres sise sur la route de Ladon à Bellgarde.
 
Ouzouer est un petit village de 400 âmes, comme beaucoup de commune rurale de cette époque essentiellement agricole.

 
  Son père Louis natif de Quiers sur Bezonde, le 6 septembre 1866 à 28 ans.
Il est déclaré cultivateur, (fiche matricule, acte de mariage) donc il possède un train de labour et exploite en propre ou en fermage une exploitation.
A 20 ans , au moment du conseil de révision, il réside à Auvilliers qui se trouve à 4 km au sud est de Bellegarde, en gros à peine une heure de marche.
Il s'est remarié le 4 janvier 1893 avec Emilie Saugére, sa première femme Amélie Poisson est décédé le 13 novembre 1892 , 10 mois après leur mariage.
Sa mère est native de Ouzouer.

dimanche 21 février 2016

Maurice Petit Poilu de L'ame (st firmin des vignes) 1

  Après avoir terminé la petite étude sur les Mam et les poilus de l’agglomération montargoise, un sentiment de manque me taraudait, je n 'ai aucun document personnel ou familial pour donner un peu de chair à cet avalanches de chiffres et de documents d'archives. Cependant le bouche à oreille fonctionne à merveille dans ces terres Gâtinaises.

  Un Ami, membre du club de photo auquel j’appartiens, à eu la gentillesse de me faire rencontrer une famille d'Amilly, plus exactement  de Saint Firmin des Vignes, Mr et Mme Taillandier. Ils sont en possessions de la correspondance de leur Grand Oncle Maurice Petit. 160 lettres conservées pieusement dans un dossier, mais, cerise sur le gâteau, ces lettres ont été transcrites dans un document par Mr Roland Mousset, ancien inspecteur d’académie du Loiret, résidant lui aussi à St Firmin des Vignes.
Cette correspondance fut publiée dans un livre Bientôt mes Vingt Ans par R . Mousset et P. Picoche, aux éditions Cheminements, 2008.
Maurice Petit est inscrit sur les deux MAM d'Amilly, celui de st Firmin et celui du cimetière d'Amilly.

lundi 30 mars 2015

Le 1er Mort pour la France Du 82e RI le caporal Pourcillot Marcel

Le 1e Mort pour la france du 82e est un caporal : Marcel Pourcillot. Il est déclaré Mort Pour la France le 10/08/1914, tué à l'ennemi.
Il est né à Troyes le 10 Juillet 1892, ses parents résident à Troyes lors de son recensement. Il travaille dans une des usines de bonneterie, industrie textile qui a fait la renommée de cette ville jusqu'à nos jours.
A vingt ans il mesure 1,63 les cheveux châtains foncés ainsi que les yeux, comme beaucoup de conscrit de son époque il a atteint au moins le niveau du certificat de fin d'étude primaire,

De la classe 1912, Né à Troyes en 1892, il dépend du bureau de recrutement de Troyes ou il est enregistré au Matricules 343 de sa classe. incorporé le 9/10/1913, nommé caporal le 11/02/1914il est donc sous les drapeaux à la déclaration de la guerre.

vendredi 15 août 2014

La Mobilisation à Montargis

Dès l'ordre de mobilisation publiée dans les communes, les hommes suivant les ordres de mobilisation porté sur leur livret individuel, viennent rejoindre leur unité d'affectation. Montargis , dès lors, va voir sa population augmenter des 2/3 par rapport au recensement de 1911 (13000 hab).
 le 82e dans sa caserne à Gudin, complète son équipement et le 5 Août en deux trains part pour Lérouville avec 3100 hommes , 63 voitures et 184 chevaux.


Jmo du 82eme

 Le 38 Rit régiment de la réserve territoriale , basé à Montargis, luicommence ses opérations de mobilisation dés le 2 aout.
extrait du JMO du 38 Rit
"
1er Août 1914
L'ordre général de mobilisation est affiché et publié à 10h dans toutes les communes de France, a mobilisations des Armées de terre et de Mer est décrétée a compter du 2 Août 1914.
Aux jours e aux heures fixées par les ordres individuels, les officiers et les hommes se rendent aux lieux qui leurs ont été désignées.
2 Août 1914
Les officiers du 38e territorial, moins ceux chargés de missions spéciales, sont à Montargis, caserne Gudin, exacts et résolu. Ils préparent avec le corps actif, 82e reg d'infanterie la réceptions et l'organisation des territoriaux.
3 Août 1914
Dés avant l'heure prescrite, des groupes d'hommes devant composer le 38e rit, stationnent et attendent aux points de rassemblement. Ils sont aussitôt incorporés, conduits à leurs cantonnements respectifs dans la ville de Montargis (Loiret) habillé et armés. Un service est organisé pour recevoir au fur et à mesure qu'ils se présentent tous les hommes qui sont aussitôt équipés. Ces opérations qui se poursuivront pendant 3 jours s'effectuant dans le plus grand ordre et avec une régularité remarquable.
5 Août 1914
Le régiment est enfin constitué, les effectifs sont dépassés, il faut envoyer au dépôt les excédents. Estriol besoin de noter que leur situations sociale , leur âge ou ancienneté, témoigne,t d'un entrain admirable. Pas d'enthousiasme bruyant, de surface mais un grand enthousiasme calme, résolu, profond, impressionnant par son élévation même et sa sincérité. Tous savent ce que la Patrie attend d'eux, tous sont là heureux et fiers de répondre à son appel. C'est très beau : on admire mais on n'est pas surpris de cette manifestation de dévouement patriotique car cette vertu est essentiellement française !

Le 38RIT équipé et armé attend dans ses cantonnements l'heure des départs pour la frontière allemande. A Montargis, il occupe les quartiers bvd des remparts , le pâtis ,avenue Cochery, avenue de la gare et à Châlette rue kléber et la route de Paris ; les services sont installés avec une garde de police au théâtre ;
"
Il embarque le 6 août vers la place d’Épinal.avec 3155 hommes et pas de chevaux !

JMO du 282eme

Le 282e, Régiment issu de la réserve du 82e embarque le 9 août avec 2200 hommes et 114 chevaux.

Le 369 Ri régiment de réserve du 169 ri de Toul, a son dépôt a Montargis, les cadres issus du 169 arrive le 2 Aout en train.


 

Montargis en l'espace de 10 jours aura vu plus de 10000 hommes transiter dans son agglomération représentant quasiment sa population !!
Que d'agitation entre le Pâtis et la gare !.
Nous suivrons les déplacement de ces régiments dans les deux premiers mois de guerre....

mardi 29 avril 2014

Un espion au 82e , officier de surcroit !

Résidence du Dr Lambert à Ferriere


En aout 1914 à la mobilisation, le 82e RI, à la Caserne Gudin, complète ses effectifs en Officiers. Voir la composition de l'état major sur le JMO page 5-6.
On retrouve la composition de l'encadrement santé :

                   Médecin Major de 1er classe Donier: chef de service
                   Médecin aide major de 1er classe Jughon:1er bat
                   Médecin aide major de 2e classe réserve Desvaux de Lyff :2e bat
                   Médecin aide major de 2e classe réserve Lambert :  3e Bat

L'un d'entre eux, l'aide Major Lambert, quitte sa clientèle de Ferrière et sa famille pour rejoindre.  Il a repris la clientèle du Dr Pophillat de ce chef lieu de Canton en 1910. Jeune Médecin, il a alors 30 ans.






En effet, il est né à Jargeau le 17 juin 1880 où son père et grand père étaient pharmaciens. il fit son service militaire au 131e RI à Orléans. A ce jour pas d'informations sur sa formation, ni son mariage.

Il va faire plusieurs périodes de réserve soit au 131e, soit plus tard au 82e , la dernière en juin 1914.

lundi 3 février 2014

Rechercher un Journal de Marche Opération (JMO) de l'unité d'un Poilus

Dés lors que l'on a le n° de l'unité et la date du décès, sur la fiche MPF, il est possible de situer où et souvent comment, les actions du soldat avec son régiment le jour de son décès.
Pour ce faire , il faut consulter ce que l'on appelle les JMO. Il sera souvent utile de lire non seulement les JMO régimentaires, mais aussi ceux de la brigade, de la division et en particulier ceux du médecin divisionnaire et du Groupe de Brancardier, qui vont nous renseigner sur les moyens d'évacauton et le positionnement des formations sanitaires, pour comprendre et parfois elucider le parcourt de notre individu.
Sur le site mémoire des Hommes, clic sur Journaux des unités

jeudi 23 janvier 2014

Comment rechercher la Fiche MPF d'un poilu décédé pendant le conflit

Bien souvent, dans une famille on sait que que le grand père, le grand oncle, ou un ascendant quelconque est mort à la guerre.
Conscrits dans les années 1900
Cependant , on ne possède pas d'autre renseignement. Les questions restent en suspend, Quel était son régiment? quand et ou est'il décédé, quelle fut la cause, tué , disparu, suite de blessure ou maladie? Autant de questions qui nous intéressent pour retracer son parcourt de combattant, et tenter d'imaginer si cela est possible dans quel univers vivait il. Le site du Ministère de la Défense Mémoire des Hommes, consacré la première guerre mondiale recèle une base de donnée de plus 1 300 000 fiches des Morts Pour la France, Elles ne recensent malheureusement pas tous les soldats qui sont décédés durant la période. Ce que vous propose c'est de découvrir une méthode de recherche dans cette base.