lundi 11 mars 2019

Le retour du 82e VII, de Paris a Montargis



Dès les fêtes de la victoire passées, le régiments dans ses divers cantonnements du sud de Paris, prépare son retour, à pied, dans sa garnison Montargoise, la caserne Gudin. Il a 110km environ a parcourir en suivant en gros le tracé de la nationale 7. et ne succession de 5 à 7 étapes d’une 20 km . 
Le 24 juillet a 18 h,le cdt Blin de l’état major de la 9e division , téléphone l’ordre de mise en route. Le 25 au matin, on charge les voitures (hypomobiles), 2 wagons à la gare de Bourg le reine (transport de matériel, effet des permissionnaires, et la coopérative.
Le cdt Cadieu se rend à Montargis, il y rencontre le cdt de la place , le lieutenant colonel Tissier, pour faire part des desir d’organisation du Lt colonel Leclere, pour le casernement, 2 bataillons à Gudin, et le 3e aux Tannerie., les compagnies de mitrailleurs et les chevaux au Pâtis.

samedi 9 mars 2019

Le Retour du 82e VI Préparation à Montargis


Dés l’armistice signé, la population attends la paix et surtout le retour des maris, frères, fiancés, enfants. Dès lors que les combats cessent, l’impatience du retour des fait sentir. Pourtant, comment se réjouir et fêter sans ne ma pas ressentir le deuil qui touche pratiquement toutes les familles, dont certaine vont voir disparaître leur patronyme à jamais.
Cependant, la conscience populaire et les autorités municipales veulent accueillir dignement leurs poilus dans la garnison montargoise qui a vu partir tant d’hommes, en 1914.
Rapidement, les autorités municipales aidée par la presse locale appelle la population au travers la constitution deux deux comités le 22 mars.
Un pour récolter le financement au travers de souscriptions , appels aux municipalités environnante, l’autre pour l’organisation de la réception des poilus.
Le 30 mars , un second appel est passé dans la presse , une lettre est envoyé à tous les maires de l’arrondissent de Montargis pour abonder la souscription lancée. Un troisième appel a souscription est lancé le 12 avril.

Le 5 mai se tient la première réunion du Comité d’organisation, en présence du sous préfet, du maire, et messieurs Baudin, Fort Pinon, Guillemein, Gardette, Harry, Lataix, Pepin, de l'association des reformés N, Mittaray et frère, de la section de la fédération nationale des mutilé et reformés de guerre, Melle Hénin. La seule femme de ce comité, et le représentant de la presse.
Le comité de financement réunit rapidement plus de 20 000 fr de dons.

vendredi 1 mars 2019

Le retour du 82e V Montargis en attente



L’armistice n’est pas la fin de la guerre, et la paix n’est pas signée, cela signifie « seulement » la fin des combats. Cependant le retour à la normale va être long et parfois difficile.

La démobilisation civile

Le retour à la vie d’avant guerre est un désir de toute la population, cependant tout le pays a été mobilisé, transformé, par l’ économie de guerre pendant quatre longues années.Si les femmes ont largement pallié au manque de main d’œuvre et de compétence, leur retrait du marché du travail va se faire de façon assez brutale pour permettre la réinsertion dans leurs emplois des démobilisés.
Les restriction alimentaires, de charbon de textile sont encore en pleine actualité, et la crise va perdurer pendant encore de long mois sur la Viande, le Sucre, le charbon. Le maire, M. Falour est au centre des décision et répartition, subit le lobby des bouchers pour la gestion et l’application des taxes sur les différentes viandes.

Les hôpitaux

Ce sont les structures qui ont employé bon nombre de femmes, et qui, au fur et à mesures des fermetures des formations sanitaires, les rendent la vie civile. Un des exemples, Melle Sneeberger, infirmière major à l’infirmerie de gare pendant toute la durée du conflit, fait paraître dans le Gâtinais, une annonce pour la reprise de ses cours de pianos. Au début de l’année 1919, seul l’hôpital civil a encore sa section militaire encore ouverte, toutes les formations auxiliaires dont l’hôpital N°2 au château, sont dissoutes.

La cantine de la Gare

Dernière structure gérée par un comité de bénévole dépendant de la Croix Rouge elle ferme au mois d’avril 1919. Un assemblée extraordinaire en présence du maire, des autorités militaires et du comité de la Croix Rouge, va allouer les fonds restant en caisse au oeivre des orphelin de guerre du Loiret.

Les Prisonniers Allemands

Le camps de Châlette se vide, ses effectifs sont redistribués vers les régions détruites, ou ils sont employés au travaux de déblaiements, déminages etc, privant de ce fait une main d’œuvre bien appréciée des Voies Navigables, des Eaux et Forêts et des agriculteurs de la région.

L’hôpital vétérinaire

Structure peu connue de cette époque, il était installé sur le pâtis ; le long du bras du Loing qui court à gauche du Tivoli . Un certain nombre de baraquement y furent érigé a partir de 1917, et jusqu’au mois de juillet 1919, le maire va se battre pour que la 5e région libère ses structures pour la fête de la Madeleine.

Les Américains

Du fait de l’attribution à la logistique américaine de la ligne Nantes, Orléans, Sens , Troyes, un dépôt de Chauffeur, Mécanicien est installé à la gare de Montargis, et un poste de police militaire à l’entrée de Montargis au Tivoli. Cette compagnie est rapidement dissoute au début de 1919.

Les premiers retours

Dés lors les démobilisés retrouvent leur foyers et tentent de retrouver leurs activité, on voit alors fleurir dans le Gâtinais, que tel Coiffeur, ou tel commerçant à repris son activité et tente de retrouver sa clientèle

jeudi 28 février 2019

Le retour du 82e IV; Les fêtes de la victoire


De juin à juillet le 82e va enchaîner les fêtes et les concerts dans les localités des environs. Pendant ce temps les pourparlers à Versailles avancent et on s’approche de la conclusion du traité.
Les différents bataillons exécutent chaque matin des marches d’entrainement sans sac avec des buts de « ballade » vers les forts ou batteries de la région comme le fort des Hautes Bruyère, la batterie de Vanves, le fort de Châtillon. On occupe la troupe avec des fêtes sportives, comme celle du 19 juin au lycée Lakanal de Sceaux, ou celle sur un terrain près de Fresnes où les sauts se font avec et sans élan, et au lancer de poids, on ajoute le lancer de grenade !
Le 21 juin le régiment est placé en alerte pour aller monter la garde à Versailles, il n’ira pas. Le 23  à 19 h des coups de canon sont entendus à l’Haye les Roses, les Tuileries saluent la signature du traité.
Dès lors les fêtes se succèdent à Fresnes, L’Haye, Bourg la Reine. les 25, 26, 28 29, 30 juin, avec concert de la musique, bals , et retraite aux flambeaux.

Le 4 Juillet

Le 82e RI est l’héritier de deux anciens régiments de l‘ancien régime, le Régiment de Saintonge et le 7e régiment d'infanterie légère .
Le régiment de Saintonge a combattu sous les ordres de Rochambeau, lors de la Bataille de Yorktown durant la guerre d’indépendance des État Unis.
De ce fait une délégation du 82e ri est envoyé à la fête de l’Indépendance Day qui se déroule à Paris. 24 drapeaux et étendards des régiments, qui firent campagne aux ETATS UNIS, défilent devant Pershing, Foch, Clémenceau etc.
Le Lt Boudier, le sergent Bourdette, les soldats Denvelira, (CHR), Sauter (1er Bat), Delplanque 2e Bat, Lapeyre (3e Bat) tous médaillés militaires composent le détachement. Deux cérémonies vont avoir lieu, l’une Place du Commerce à 9h; l’autre place du Carrousel, devant la statue de Lafayette
A partir du 9 juillet jusqu’au 13,  on reprend le processus de démobilisation des classes 1909-1908 et le régiment se prépare pour la fête du 14 juillet.
La Musique est bien sur sollicitée pour cette manifestation, elle va répéter avec 3 autres musiques régimentaires , le 4e ri, le 113e, et le 131e Ri  sous la baguette du chef de musique du 82e Mr Collard.

Le 14 juillet , le défilé de la Victoire



La délégation du 82e, comprend le Lt Colonel Leclerc, Le lieutenant Béraus Porte drapeau, le sergent Lapalus, Les soldats Saintier, Rouquette, Chauvin, Labeyrie, défilera avec la 9eme Division.
Le 12 juillet, départ de la délégation en camion à la Porte d’Orléans ou se rassemble la 9e DI, la compagnie d’honneur du 5eme corps d’armée, accompagnée par les clairons et tambours du 82e. Puis elle défilent sur l’avenue d’Orléans, le bvd Denfert Rochereau, et le bvd St Michel. A la mairie du 5eme , tous les drapeaux sont rassemblés , y compris les régiments de réserve et territoriaux de la Région. Les hommes cantonnent dans l’école de garçons 44 rue de l’arbalète., les officiers chez l’habitant. Le Lt Colonel Leclerc loge chez un ancien colonel du régiment, le Colonel Maury (1910-1913). Tous les drapeaux du 5e Corps d’armée sont rassemblés sur les marches du Panthéon pour une photographie de groupe avec le Général de CA Toulouge
Le 14 Juillet, hormis le défilé de la victoire, le régiment participe au service d’ordre autour du rond point des Champs Elysés de 4h du matin jusqu’à 11h.
« la haie d’hommes au coude à coude, souvent sur plusieurs rangs, aidés par des cavaliers, eurent beaucoup de peine à contenir la foule considérable ; commencé à 8h 30 le défilé se termine à 11h par le passage des voitures du président, de Clemenceau... »
On installe les cuisines roulantes place des invalides pour procurer un repas chaud aux hommes.
Le 19 juillet, de retour dans ses cantonnements, le Lt colonel Leclerc, prononce un discours de félicitation aux troupes, et nomme les 23 «survivants » qui ont depuis la début de la guerre suivit le régiment dans tous ses combats et affectations. Certain d’entre eux sont sous son drapeaux depuis l’année 1912 soit pour eux pas loin de sept années hors de leur domicile, famille, amis , sept ans d’une jeunesse perdue.

Par exemple Paulin Doudeau, matricule 266 au recrutement de Montargis a été incorporé en novembre 1912, blessé en 1914. il sera démobilisé que fin Août 1919

Le 4 août 1914 , au départ de Gudin, le régiment compte 3100 hommes qui vont embarquer à la gare. Tout du long de la guerre il va y avoir des mutations, retours, renforts, décisions qui vont modifier les effectifs et la composition largement locale des bataillons.
Pour mémoire le régiment a eu plus de 2900 Morts pour la France recensés à ce jour, on peut estimer à près de 12.000 le nombre de blessés sous le drapeau du 82e.

Le 20 juillet le régiment fournit de nouveaux renforts aux troupes d’occupation des pays rhénans, et l’officier transcripteur de déplorer : « Ces départs affaiblissent l’effectif du corps en campagne ». On continue les rencontres sportives dans la plaine de Rungis.
Le 23 , la 9 div envoie l’ordre de se préparer pour le retour sur Montargis prévu le 27 juillet à pieds.
Le 25 les préparatifs commencent, les cantonnements à venir sont attribués aux différents bataillon, les 1er et 2e Bataillon à la caserne Gudin, le 3e aux tanneries, les chevaux au Pâtis.
Pendant ce temps Montargis attend impatiemment le retour de son régiment.

dimanche 24 février 2019

Le retour du 82 e III, Les cantonnements Nov18-Juillet 19



Dès la proclamation de l’armistice, le 82 e reste sur place et du 18 novembre au 31 dans la région sud est de Charleville-Méziere, plus exactement autour de Clavy Warby.
Les trois bataillons sont répartis dans des localités autour de Clavy où se trouve l’état-Major et la compagnie hors rang.
Le 14 novembre le régiment est stationné prés d' Etion,à 15 h le lt colonel passe prés d'Etion une revue des 2e et 3e bataillons, il remet des Croix de Guerre et des citations en présence d'une nombreuse population civile. Après la revue et avant la remise des décorations il prononcer une allocution 1:

mercredi 20 février 2019

le Retour du 82e II, la fin de la guerre juillet novembre 1918


Il débarque dans la nuit du 13 juillet dans la région de Châlons (Vitry-la-Ville), Puis se rend au Nord d’Epernay. Pendant plus 15 jours il va combattre et participer à la reconquête des espaces perdus pendant la percée allemande des mois précédents.
Le 18 juillet, le régiment, débouchant de Fleury-la-Rivière, attaque le bois du Roi, avec deux bataillons en première ligne, 2e bataillon à droite, 1er bataillon à gauche ; le 44e bataillon de tirailleurs sénégalais est en réserve. Les combats seront violents en particulier le 18 juillet où il y aura plus de 55 tués, 268 blessés, 65 disparus
Le 27 juillet combat avec des chars :
« Il s'agit du 6° BCL du 502° RAS, qui engage les Compagnies de chars Légers AS 317 et AS 318,le 26 Juillet 1918, dans le secteur de Belval-sous-Chatillon (Nord de la Marne).
20 Renault FT sont engagés ce jour là (15 de l'AS 317 et 5 de l'AS 318). L'AS 318 qui avait engagés 10 chars, le 23 juillet 1918, avec la 168° DI, à l'Est de Villers-sous-Chatillon est engagé le 26 avec le 82° RI.
Attaque de 3h 30 0 8h 30 de la section de chars du Lt de Font Réault. 2 sections de l'AS 317 sont engagés avec le 329° RI et la troisième est engagé avec le 82° RI.
Voir sur le site du SHD les JMO des AS 317 et 318. » Michel dit Tanker pages 14-18
« les chars d’assaut fortement gênés par de violent tir à obus toxiques, désorientés par le brouillard et la fumée intense, ne purent appuyer efficacement l'infanterie » jmo infanterie divisionnaire.

mardi 12 février 2019

Le retour du 82e I Introduction I



Pour clore le cycle des conférences autour du centenaire de la première guerre mondiale, rien de mieux que d’évoquer le retour des poilus dans leurs casernes et leurs foyers.
Après avoir traité des Morts pour la France des communes de L’AME, des formations sanitaires de Montargis, puis des prisonniers Allemands du camps de Châlette, textes que vous retrouverez sur le site des poilus de l’Ame, ils nous reste a traiter des fêtes de la victoire et de la démobilisation dans le montargois.
Montargis va attendre plus de 10 mois avant de revoir ses soldats dans sa caserne de Gudin.
Grace à trois sources majeures à notre disposition, Le journal de marche et opération du 82e en ligne sur le site de Mémoire des Hommes, de la collection du Gâtinais au fond local de la médiathèque de Montargis, et d’une manière exceptionnelle, un film en ligne sur le site CiCilc
Replaçons nous dans le contexte de la fin de l’année 1918, où en Mars, après le traité entre la Russie et l’Allemagne, traité de Brest-Litovsk, a lieu la percée allemande qui bouscule les alliés.