mardi 21 février 2017

Hôpital Temporaire N° 2

Sous la responsabilité du service de santé.
 d'une capacité de 112 lits il ouvre ses portes le 5 août 1914 , il aura un mois pour se préparer a recevoir les premiers blessés, il ferme au début de 19 c'est le dernier Hôpital temporaire à fermer de la place de Montargis.


Au moins 6 officiers d’administration vont s’y succéder sur les 4 années
Médecin Faivre D’acier Charles :Mobilisé le 1er août 1914 comme médecin aide major de 1er classe puis médecin major de 2e classe le 1er décembre 1914, il fut successivement médecin chef d’ambulance, médecin chef à l’hôpital de Montargis puis adjoint au médecin chef de la place d’Orléans. il fut démobilisé le 1er mai 1919.




Aumonier Chanoine Vivien -
FF Gestionnaire Mr Presle Albert
Infirmière Melle Gardes Gabrielle
Médecin Mr Duray-Comte -


Faivre d’acier Charles


Souplet -
Officier d’adm gest. Mr Bolander Maurice


Delagneau Gaston


Delorme Georges Albert


Dumas Louis


Leroy Leon dit jean Larier

Une infirmière au moins y sera décorée Melle Garde Gabrielle .
Le chanoine Vivien nommé par l’évêque d’Orléans assure le service de l’aumônerie (jdl du 15/08/14.


Dés le 24 octobre le Gatinais rapporte une cérémonie de décoration:
la première rapportée pour des blessés dans notre ville aura donc lieu au Château pour récompenser de la médaille militaire le Canonnier Toublanc du 35 Rac caserné à Vannes (56);Le 35e participe ensuite à la course à la mer, traverse la Marne et arrive dans la Somme. Le régiment est séverement accroché à Saint-Pierre-de-Bitry le 10 octobre.
le 27 Novembre cette fois C'est le lieutenant Bard qui se voit épingler la légion d'honneur, Officier au 295e RI 22 Cie, il est blessé dans l'attaque conjointe avec les anglais sur La Bassée (JMO) Le 17/1/1914. C'est le commandant d'arme de la place qui préside la cérémonie.
le 01 avril 1915 le Gâtinais nous fait par d'une décoration pour un capitaine du génie:
Le capitaine Edouard Radel du 2e genie sera fait chevalier de La légion d'honneur devant une compagne du 282e dans la cour du château
 En 1916 mai pour les fêtes de Pâques un déjeuner de Gala est offert aux blessés de cette formation grâce aux dons des commerçants, on y retrouve une boulangère une bouchère, un marchand de vin , une épiciere ; Mazet le confiseur  La bataille de Verdun est dans sa période de reconquête
En Décembre 1916, Six tirailleurs Indo-chinois quittent l’établissement pour une convalescence bien mérité, trace de passage de nos poilus des colonies. Vu Kaé , infirmier de la 5e Sim y décédera de pneumonie.

Lieux  1914 1915 1916 1917 1918 Total 
Hop n°2 17 10 5 7 87 126

126 soldats y décéderont dont 17 en 14, mais 87 en 18 (grippe), près de la moitié des décès sont de nationalité allemandes , ils proviennent du camps de prisonniers qui est implanté à Chalette, sur l’actuelle place Jean Jaurés
1 er décès : le 4 sept 14 Gaston Jean Hériot du 69 RI Il est né le 1 avril 1892 A Avirey-Ligrey Dans l’aube. Il a 22 ans lorsqu’il succombe à ses blessure de guerre, il fait partie du premier contingent que l’hôpital du château accueille dans ce début de septembre. De la classe 1912 il est sous les drapeau depuis déjà deux ans, son régiment se bat à la fin du mois d’aout 1914 à l’ouest de Lunéville, sur les pentes de la colline de Frescati.
Dernier décès le 5/12/18 Moussonni Salah Ben Tahar Travailleur Algérien ;de la grippe

Sur ces 126 Poilus, 15 sont inhumés au Carré militaire de notre cimetière, 6 décédés en 1914 et 7 en 1918 ; ces derniers tous de maladies, grippe ou complications de tuberculose.

Tranche de vie
Au debut de Juin 1917 un petit scandale eut lieu das cette hôpital, ou des religieuses faisaient fonction d’infirmières voici la retranscription de l'entrefilet du Gatinais:

On lit dans la Lanterne: A l'hôpital militaire de Montargis, un musulman mourru, aussitôt les soeurs s'emparèrent du cadavre, lui couvrirent la poitrine de croix, buis béni, médaille et chapelets/
Il falut l'intervention énergique des coreligionnaires du mort, qui étaient outrés de ce scandale, pour que les bonnes soeurs fassent disparaître les fétiches qqui souillaient le Mort.
Quand se décidera t'on à appliquer les circulaires ministérielle sur  la liberté de conscience.
Pour être exact et après renseignement pris, nous devons ajouter que le fait relaté par nortre confrée parisien s'est passé à l'hôpital temporaire n°2, et que c'est sur l'intervention de M.Bolender, officier gestionnaire de cet établissement, que les emblèmes religieux mis par les soeurs ont été enlevé.
 Dans le relevé d'état civil, on trouve à la date du 03/06/17
 Ben Djilali Bicha Rabah 5e Tirailleur Algérien  agé de 24 ans

 Le 27 Aout 1917 Le sous-lieutenant Sacksterder Georges-Julien du 82e Ri, agé de 25 ans décédait des suites de ses blessures. Ses obséques sont rapportées dans le Gâtinais du 1 septembre 1917. Il est déclaré avoir décédé des "Suites d'un empoisonnement par les gaz asphyxiants, après de longues souffrances.", cependant sa Fiche MPF donne comme cause "une insuffisance aortique contractée en service commandée", erreur de transcription ?

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