vendredi 1 août 2014

Quand le Gâtinais fait de l'ironie sans le savoir


Dans son édition de la mi juillet, le Gatinais propose un voyage d'étude en Allemagne!, je ne résiste pas à vous en faire part.

Certains iront bien vers ces contrées, mais certainement pas de leur plein gré..
Le coût du voyage n'est pas  la portée du'un ouvrier de chez Hutchinson, à cette époque le salaire moyen d'un ouvrier en France est de 113 francs(environ) or par mois.

mardi 29 avril 2014

Un espion au 82e , officier de surcroit !

Résidence du Dr Lambert à Ferriere


En aout 1914 à la mobilisation, le 82e RI, à la Caserne Gudin, complète ses effectifs en Officiers. Voir la composition de l'état major sur le JMO page 5-6.
On retrouve la composition de l'encadrement santé :

                   Médecin Major de 1er classe Donier: chef de service
                   Médecin aide major de 1er classe Jughon:1er bat
                   Médecin aide major de 2e classe réserve Desvaux de Lyff :2e bat
                   Médecin aide major de 2e classe réserve Lambert :  3e Bat

L'un d'entre eux, l'aide Major Lambert, quitte sa clientèle de Ferrière et sa famille pour rejoindre.  Il a repris la clientèle du Dr Pophillat de ce chef lieu de Canton en 1910. Jeune Médecin, il a alors 30 ans.






En effet, il est né à Jargeau le 17 juin 1880 où son père et grand père étaient pharmaciens. il fit son service militaire au 131e RI à Orléans. A ce jour pas d'informations sur sa formation, ni son mariage.

Il va faire plusieurs périodes de réserve soit au 131e, soit plus tard au 82e , la dernière en juin 1914.

mercredi 23 avril 2014

Quand on va a la découverte des archives

L'avant dernière séance, nous avons eu le plaisir de nous retrouver aux archives municipales, ou nus avons découverts ensemble les plaisir des cotes et autres microfilms de la presse de l'époque dans le fond local.


L'un d'entre nous s'est régalé, dans un premier temps, de la lecture des faits divers du montargois de cette année d'avant guerre 1913, ou  des éditoriaux au vitriol de la presse radicale socialiste, nous en attendons un résumé, selon l'ardeur journalistique de notre chineur.
D'un autre coté, les délibérations de 6 premiers mois de guerre, du conseil des édiles de Montargis a surpris notre néophyte chercheuse, la mention des événements et le mot guerre ne fut retrouvé une seule fois dans les délibérations analysées: Pour faire mention du traitement des employés municipaux appelés sous les drapeaux. Il nous faudra reprendre les arrêtés du maire, et reprendre la presse pour sans doute percevoir les réquisitions.

dimanche 6 avril 2014

Breves de forums et blogs

Il est bon de visiter une peu la toile elle est parfois riche de ressources


Je vous recommande vivement de suivre le blog d'un journaliste du Monde à cette adresse, il est riche en lien qui vous mèneront vers des découvertes et approfondissement.
 en particulier sur un article concernant le dernier documentaire Apocalypse.
Il appert que ce billet est le 5e du nom , je vous enjoint de rechercher les 4 autres précédents...
Voir la chronique du centenaire sur le Monde.
 Bonnes lectures

mercredi 2 avril 2014

Ressources sur le thème service de santés

Après l'atelier de mercredi dernier, il est sans doute intéressant de mettre en avant un certain nombre de ressources et de liens sur le service de santé durant le premier conflit.
Ci dessous des liens sur la toile, vers des sites, blogs et autres documents qui sont sur ce thème.
La première source pour localiser les ambulances et le groupe de brancardier qui a pu être a l'origine de l’évacuation se trouve dans les JMO des divisions , ou corps d'armée, selon l'appartenance de l'unité de notre poilus.
Prenons l'exemple d'un Poilus de Pannes Rousseau julien  du 346 RI, régiment issu de la réserve du 146 . Il est décédé des suites de ses blessures le 29 septembre 1914 à Lironville en Meurthe et Moselle.

le 346 RI appartient à la 145 Brigade, 73 division. C'est dans les JMO divisionnaires que l'on va retrouver les informations , Pages 12 et suivante du JMO du DSS nous donne les positions des formations durant ces jours .
Parfois le Jmo du groupe de brancardier est aussi intéressant à lire, il est manquant dans la série de la 73 di pour la période considérée , ce qui arrive parfois.

Autres sources sur les hôpitaux militaires

 un blog tenu par F. Olier ICI
 La liste des hôpitaux du Gouvernement Militaire de Paris 
Hôpitaux Militaires Temporaires: localisation, type, organisation...sur un forum incontournable

Quelques documents sur le service de santé:
de la mobilisation des médecins à la problématique de tri dans les HOE (hopitaux d’évacuation pour faire simple).>> LA <<
Quelques documents sur les thèmes chirurgicaux >> ICI <<


vendredi 14 mars 2014

Les formations sanitaires à Montargis

Dés Aout 1914 , des formations sanitaires s'organisent à Montargis sous la responsabilité des sociétés de secours aux blessés militaires.
Les autorités vont  réquisitionner des structures comme les écoles,  utiliser tout ce qui posséde des locaux assez grand pour accueillir des blessés ou malades.
Cependant il faut ajouter a ces hôpitaux deux autres formations sanitaires dont l'une très importante, l'infirmerie de la gare . Les infirmeries du dépôt du 169 et celle du 82 eme seront elles aussi mises à contribution.

  Comme le montre ce tableau, la réactivité des sociétés de secours a été prompte  puisque les ouvertures se succèdent en peu de temps; en 3 semaine les capacités sont portées à 600 lits.

l'implantation des formations sur cette trame de Montargis d’aujourd’hui, la presque totalité des hôpitaux se concentre dans le centre ville, assez loin de la gare, ce qui va demander la mise en place de véhicules pour le transport des blessés et malades.



 Un entrefilet du Journal Local le Gâtinais daté du 8 aout, nous apprend que le Mardi 4 Aout à 10h du matin, " une réunion des Dames de la Croix Rouge à lieu dans une salle de l'école de la rue Gambetta, sous la présidence de Mme Marty, assisté de Mr Lebrun-Redant Avoué.
des dispositions sont prises pour assurer les soins aux malades".

Le 5 Aout , au château, des lits sont ouverts dans l'institution Saint louis
Le 6 le collège de jeunes filles est convertit lui aussi en hôpital temporaire
les autres s'ouvriront en suivant.

Les premiers blessés n'arriveront en fait que  dans les premiers jours de septembre.on reviendra sur cet événement

Cependant, à l'hôpital mixte, rue jean Jaurès aujourd'hui, on enregistre dès le 3 Aout un décès d'un militaire du 82e: Gallon Lucien Désiré 
Il est né le 14 octobre 1891 à Champigneulle dans la Somme, il décède le 3 Aout 1914 à l'hôpital de Montargis, inhumé dans le carré militaire au cimetière de Montargis, il ne porte pas la mention mort pour la France. il a 22 ans.
D'autres vont suivre. 
Le 6 Aout Joseph Courtier, Agé de 39 ans appartenant au 38 régiment d'infanterie territoriale est déclaré décédé à 4 h du matin par l'économe de l'hôpital. Le lieu de son décès nous interpelle, puisque c'est la place du Patis. Que c'est il passé pour cet homme ?
3 jours plus tard Michel Hervé Desgrois, âgé de 37 ans né dans le Cher, du 39 RIT 3 bataillon, 3 compagnie, décède lui a l'hôpital le 9 aout, ne porte pas a mention mort pour la France non plus.
Enfin le même jour le 11 Aout, à la gare deux accidents vont se produire .
A minuit 15 Léon Marius Bontoux, du 8 régiment infanterie coloniale, né à Sisteron , agé de 22 ans décède des suites d'un accident de chemin de fer. Fut il happé par un train ?
A 7 heure toujours à la gare, Eugéne Alphonse Pelletier âgé de 35 ans, originaire de Coullon dans le marais poitevin , appartenant au 3e régiment d'artillerie lourde, est tué par un coup de pied de cheval.
Ces deux accidents eurent-ils lieux à la gare de Montargis, ou bien ailleurs, leur décès, selon la règle déclaré à la première infirmerie de Gare sur le trajet des convois ?
Tous les deux deux ont la mention  morts pour la France. Se sont les premiers poilus Mort pour la France décédés à Montargis, Hélas pas les derniers!



Le 17 Aout , l’association des dames de France ouvre son hôpital temporaire dans les locaux de l'école de fille rue Gambetta.

Le Gâtinais nous en rapporte l'ouverture:


La retranscription complète de l'article ICI
 La suite des événements dans un prochain billet 

lundi 3 février 2014

Rechercher un Journal de Marche Opération (JMO) de l'unité d'un Poilus

Dés lors que l'on a le n° de l'unité et la date du décès, sur la fiche MPF, il est possible de situer où et souvent comment, les actions du soldat avec son régiment le jour de son décès.
Pour ce faire , il faut consulter ce que l'on appelle les JMO. Il sera souvent utile de lire non seulement les JMO régimentaires, mais aussi ceux de la brigade, de la division et en particulier ceux du médecin divisionnaire et du Groupe de Brancardier, qui vont nous renseigner sur les moyens d'évacauton et le positionnement des formations sanitaires, pour comprendre et parfois elucider le parcourt de notre individu.
Sur le site mémoire des Hommes, clic sur Journaux des unités